J6 - ILE DE JAVA – Kawa Ijen
Écrit le 22 July, 2012 par SandrineLes appels à la prière nous réveillent à 2h30, de toute façon, c’était bientôt l’heure de se lever.
Le temps de se préparer et d’avaler un thé, une assiette de riz et une omelette en compagnie d’un couple de polonais qui viennent d’arriver pour gravir comme nous le Kawa Ijen, nous voilà partis vers 3h30 en jeep pour 1h de route jusqu’au pied du volcan. La piste et très chaotique, impossible de s’endormir dans la voiture. Nous payons 1250000 roupies pour le droit d’accès au site et commençons l’ascension aux premières lueurs du jour (5h30).
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Après 1h de grimpette en compagnie de porteurs de soufre, nous atteignons la cabane des mineurs où nous prenons 1 petit encas pour récupérer.
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30 min encore de marche et nous atteignons la crête où le lac acide se dévoile entre les vapeurs de soufre. Le vent est avec nous et dégage complètement la mine de soufre et le lac de couleur verte.

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Du fait des vapeurs de soufre, seuls les 4 garçons descendent dans le cratère en compagnie des porteurs de soufre.
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La descente (et donc la remontée) est rude. Ils restent une 1/2 heure au fond du cratère pour s’approcher au plus près de la mine de soufre pour voir les 1ères étapes de transformation et pour toucher le lac acide. Mr Paing nous a fabriqué 2 petites cascades de soufre (soufre chaud liquide versé dans de l’eau froide) que nous gardons en souvenir.

Le lac qui apparaissait très vert d’en haut, est plutôt sombre. Ambiance particulière!

Le soufre est visible sous différentes formes, liquide, solide, en dépôt, en concrétions.
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La mine de soufre au bord du lac et perdue dans les vapeurs est impressionnante.

Les mineurs s’affairent dans la mine. Ils n’ont pas beaucoup de temps.

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Ils cassent de gros morceaux qu’ils chargent dans leurs 2 paniers. Respect pour ces mineurs qui travaillent plusieurs minutes dans une ambiance irrespirable pour récupérer des gros morceaux de soufre et qui descendent 2 à 3 fois dans la journée dans le cratère dans ces conditions.Aucun masque à gaz efficace, juste de simples chiffons humides sur la bouche et le nez.

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Pierre-Jean et les enfants abandonnent rapidement à cause du vent qui tourne et des fumées qui envahissent le cratère. Pas agréable du tout, impression de suffocation et forte irritation de la gorge et du nez malgré la protection avec des foulards humides.
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De retour sur la crête, petit à petit, les vapeurs de soufre débordent maintenant en haut du cratère et envahissent le chemin et la forêt en contrebas.
Sur le chemin de retour, à nouveau une halte à la cabane où les porteurs viennent peser ce qu’ils ont ramassé avant de redescendre dans la vallée.

Un des porteurs a 96 kg de soufre sur le dos, les autres entre 70 et 80 kg répartis de manière équilibrée dans leurs 2 paniers.
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Impressionnant! surtout quand on voit leur gabarit et quand on sait qu’ils font ça 2 fois par jour. Leur épaule-dos en est déformé

De retour au village vers 11h, nous dévorons un repas bien mérité puis une petite sieste. Au réveil, nous allons visiter l’usine de transformation du soufre. L’usine et là avec les ouvriers qui travaillent dans des conditions très difficiles, chaleur et vapeurs de soufre intenses. Ils fondent le soufre.

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Ils filtrent ensuite le liquide obtenu.

Puis ils le refroidissent sur le sol et obtiennent du soufre raffiné.
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Puis le recassent en morceaux pour le stocker et le transporter dans des gros sacs.


Au final, beaucoup de déchets (filtres)

Cette usine étant à 4 km de marche du village, nous avons à nouveau pu découvrir les alentours, jardins naturels, rizières, découvertes des locaux…
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De retour au village, nous dégustons beignets de banane et buvons du lait de coco des noix que nous avons ramassé en chemin.
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Vers 19h, les haut-parleurs des mosquées sont au maximum, impossible de se coucher malgré la fatigue de la journée.






































