J20 - KUTA LOMBOK–> EKAS (chez Rumaji)

Finalement une bonne nuit de sommeil malgré la mosquée. Nous récupérons une voiture de location que l’on va garder 5 jours. 1ère fois que PJ conduit à gauche. Cela s’avère un vrai challenge car en plus, toutes les commandes sont inversées. Nous avons donc eu droit au début aux essuies glaces à la place des clignotants. Il lui faudra 2 bonnes heures pour commencer à s’habituer. De plus, les routes sont complètement défoncées, ce qui n’arrange rien.

Nous profitons du fait d’avoir une voiture pour aller jusqu’à une très belle plage, la plage de Tanjun Ann, à 8 kms de Kuta. La route est horrible mais nous traversons de petits villages très typiques et la plage au bout est superbe. Sable blanc et eau claire mais un peu brassée avec quelques vagues et quelques algues. Superbe quand même, et nous faisons notre 1ère baignade à Lombok.

Paysage magnifique. En plus, nous sommes seuls. En se baladant le long de la plage, nous rencontrons finalement 3 jeunes asiatiques qui veulent absolument faire des photos avec Candice et Guillaume. Ce dernier se prête au jeu et prend par le cou la jeune fille qui devient rouge écarlate mais les copines prennent la photo. Quel succès!.

Nous profitons au maximum de l’endroit avant de reprendre la route pour un petit village de pêcheurs Ekas au sud-est de Lombok (300 habitants), où nous devons retrouver un ancien pêcheur Sasak Rumaji qui désormais tient un homestay.

Normalement il faut une heure de route mais c’était sans compter que le réservoir est très vite à sec alors que nous sommes en pleine campagne. Nous ne sommes pas sur des routes touristiques. Heureusement dans ce pays, il y a des vendeurs de gasoil tous les 100m qui vendent des bouteilles de 1l. On prend 2l et nous nous renseignons pour une station service qui est 30km plus loin.

L’arrêt à la station d’un petit village est sympathique. Tout le monde veut nous aider, nous demande d’où on vient, où on va….On en profite pour s’arrêter à une épicerie. Sandrine et Guillaume feront l’animation pendant un bon quart d’heure dans le magasin. 2-3 personnes les suivent dans le magasin pour voir ce qu’ils choisissent et se moquent un peu d’eux. A la caisse, les femmes essaient de leur parler mais ils ne connaissent pas l’anglais. Sandrine essaie de se débrouiller avec l peu d’indonésien qu’elle a appris. Cela doit être les 1ers touristes qui s’arrêtent ici.

L’arrivée à Ekas est laborieuse à cause d’une route entièrement défoncée mais avec la carte, nous arrivons à bon port sans nous tromper. Nous reconnaissons la maison de Rumaji.

Rumaji qui est censé nous loger, n’est pas là pour nous accueillir, mais son frère nous fait patienter le temps qu’il revienne de la pêche. C’est dimanche, il organise des parties de pêche pour les locaux des villes avoisinantes.

Nous en profitons pour nous promener sur la plage et découvrir le petit port et ses fermes à langoustes. Le homestay est juste à quelques mètres de la plage. C’est très joli. Les enclos des pêcheurs et les embarcations sur le sable donnent à cette baie une allure d’un autre temps.

Nous revenons au village en même temps que notre hôte Rumaji. Il est très accueillant et de très bonne humeur. C’est très agréable. C’est un jeune pêcheur Sasak. Nous prenons possession du homestay….ou plutôt de la moitié seulement puisqu’une Rumaji a oublié notre arrivée et une des 2 chambres est occupée pour encore une nuit par un couple de finlandais. Petit couac dans les réservations. Du coup, Guillaume et Thomas iront passer leur 1ère nuit dans la maison de Rumaji avec lui, sa femme Anna et sa petite fille Anisa.

De notre côté nous testons la douche indonésienne (réservoir d’eau avec une casserole). Pendant que les enfants jouent aux cartes, PJ est entraîné par Rumaji au port pour l’arrivée du poisson. Grand moment, tout le monde veut que PJ filme l’action.

Le repas du soir est un peu tardif mais délicieux : sardines grillées, riz et légumes. Toujours la mosquée par loin,,, car toute l’île est de religion musulmane. On ressort les boules quiès pour la nuit car la mosquée lancent des appels à la prière tout au long de la nuit.